Une loi pour la création de Commissions Environnements Communales ?

J’ai sollicité le député de la 7ème circonscription de l’lsère sur la crise démocratique que nous traversons, et je lui ai proposé de porter une loi pour rendre obligatoire la création de C.E.C

Je publierai sa réponse.

 

Jacques VARIENGIEN          Montseveroux le 10 aout 2026

38122 Montseveroux

Objet : proposition de loi sur la création de Commission Environnement Communale ouverte à la population

 

A l’attention de M. Yannick NEUDER

Député de la 7ème circonscription de l’Isère

 

Bonjour Monsieur,

Médecin, ancien ministre de la santé, et élu d’un territoire agricole, vous connaissez particulièrement bien j’en suis sûr les situations écologique climatique et sanitaire ; mais c’est sur la situation démocratique que je voudrais vous interpeller.

Vous n’avez pas déclaré publiquement ces urgences – bien que vous m’ayez dit dans votre bureau qu’elle était de 10/10 –  pas plus que le 1er ministre du gouvernement auquel vous avez participé, ou du Président la République ; pourtant c’est bien avec l’argument de l’urgence, du bon sens, du pragmatisme, que vous proposez et allez proposer à l’instar d’autres élu(e)s des solutions technologiques que vous jugez évidentes au point de ne pas les discuter publiquement, sans que jamais le bilan écologique et sanitaire de cette stratégie n’ait été fait.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que peu de Conseils Municipaux de nos Territoires ont élaboré leur Plan Communal de Sauvegarde, avec l’implication prévue par la loi de la population.

Ma proposition pour répondre à ce déficit démocratique : créer, par la loi, des Commissions Environnement Communales ouvertes à tous les habitantes et habitants de plus de 16 ans ; ceci afin que la population puisse élaborer démocratiquement, en communauté souveraine, les solutions adaptatives et préventives locales et territoriales, bien au-delà de la question du décor environnemental. Ceci devrait nous permettre de dépasser le lobbyisme et le clientélisme qui font la tragédie de notre démocratie délégative, car ça oblige la population à se diviser en lobbies citoyens, alors qu’elle devrait être organisée en communauté souveraine.

Je serai ravi de participer avec les volontaires de notre circonscription, que vous pourriez rassembler, à l’élaboration d’une trame pour une proposition de loi que vous pourriez porter à l’Assemblée Nationale avec d’autres députés sincèrement démocrates.

Très cordialement

Jacques VARIENGIEN

OPPORTUNITÉS

L’été que nous passons, et qui passe sur nous comme un fer à repasser, est une aubaine, une opportunité.

Mais pour   pour qui et pour quoi ?

Les investisseurs et leurs courtisans savent, historiquement, faire d’une crise d’une guerre ou d’une catastrophe, une opportunité pour avancer  leurs pions sans débat populaire et démocratique.

Sous couvert de bon sens (l’évidence ça ne se discute plus) de pragmatisme contre l’idéologie, de l’urgence (qu’ils n’ont jamais déclarée avant !), ils avancent vers l’ordre techno-solutionniste : géo-ingénierie,  clim, agro-voltaïsme, nucléaire, bassines, usines de dessalement, OGM, pesticides, etc… L’argument massue : on n’a pas le choix ! 

Du coup ils ne nous le proposent pas car de plus nous ne serions pas à la hauteur de l’enjeu ; ou nous le proposerons quand ils seront sûrs de gagner le referendum. Et nous ne  réclamons rien.

Mais qui doit décider de la finalité de la vie en société ? De ce à quoi devait ressembler le futur ?

Si on ne revendique pas notre souveraineté comme un droit fondamental et imprescriptible, il n’y a aucune chance de la récupérer. Or nous ne l’évoquons même pas comme un vrai sujet.

LA RÉALITÉ, mais laquelle ?

Les faits climatiques et sanitaires, voire anti-démocratiques, ne sont pas des évidences (preuves en anglais) de nature à nous mettre d’accord sur la réalité des faits.

La réalité, à laquelle nous faisons face et que nous traitons, est une représentation psychique, une construction influencée par notre histoire nos croyances nos intérêts nos appartenances et idéologies. Tout le monde fait pour le mieux – les élu(e)s comme la population – par rapport à sa réalité, celle interne. 

Vu les dégâts et les perspectives, nous avons une mauvaise représentation de la situation et de nous-mêmes ; ou peut-être  sommes-nous suicidaires, ou pris dans des addictions mortifères.

Comment expliquer autrement que nous refusions de sortir du rail des habitudes et des assignations à se taire et obéir ?

Comment expliquer que même les gens engagés ne revendiquent pas dans leur village une Commission Environnement ouverte à la population pour qu’elle décide de son avenir démocratiquement ?

Que les démocrates ne réclament pas une Assemblée Communale et une Constituante.