OPPORTUNITÉS
L’été que nous passons, et qui passe sur nous comme un fer à repasser, est une aubaine, une opportunité.
Mais pour pour qui et pour quoi ?
Les investisseurs et leurs courtisans savent, historiquement, faire d’une crise d’une guerre ou d’une catastrophe, une opportunité pour avancer leurs pions sans débat populaire et démocratique.
Sous couvert de bon sens (l’évidence ça ne se discute plus) de pragmatisme contre l’idéologie, de l’urgence (qu’ils n’ont jamais déclarée avant !), ils avancent vers l’ordre techno-solutionniste : géo-ingénierie, clim, agro-voltaïsme, nucléaire, bassines, usines de dessalement, OGM, pesticides, etc… L’argument massue : on n’a pas le choix !
Du coup ils ne nous le proposent pas car de plus nous ne serions pas à la hauteur de l’enjeu ; ou nous le proposerons quand ils seront sûrs de gagner le referendum. Et nous ne réclamons rien.
Mais qui doit décider de la finalité de la vie en société ? De ce à quoi devait ressembler le futur ?
Si on ne revendique pas notre souveraineté comme un droit fondamental et imprescriptible, il n’y a aucune chance de la récupérer. Or nous ne l’évoquons même pas comme un vrai sujet.
LA RÉALITÉ, mais laquelle ?
Les faits climatiques et sanitaires, voire anti-démocratiques, ne sont pas des évidences (preuves en anglais) de nature à nous mettre d’accord sur la réalité des faits.
La réalité, à laquelle nous faisons face et que nous traitons, est une représentation psychique, une construction influencée par notre histoire nos croyances nos intérêts nos appartenances et idéologies. Tout le monde fait pour le mieux – les élu(e)s comme la population – par rapport à sa réalité, celle interne.
Vu les dégâts et les perspectives, nous avons une mauvaise représentation de la situation et de nous-mêmes ; ou peut-être sommes-nous suicidaires, ou pris dans des addictions mortifères.
Comment expliquer autrement que nous refusions de sortir du rail des habitudes et des assignations à se taire et obéir ?
Comment expliquer que même les gens engagés ne revendiquent pas dans leur village une Commission Environnement ouverte à la population pour qu’elle décide de son avenir démocratiquement ?
Que les démocrates ne réclament pas une Assemblée Communale et une Constituante.
