Une loi pour la création de Commissions Environnements Communales ?

J’ai sollicité le député de la 7ème circonscription de l’lsère sur la crise démocratique que nous traversons, et je lui ai proposé de porter une loi pour rendre obligatoire la création de C.E.C

Je publierai sa réponse.

 

Jacques VARIENGIEN          Montseveroux le 10 aout 2026

38122 Montseveroux

Objet : proposition de loi sur la création de Commission Environnement Communale ouverte à la population

 

A l’attention de M. Yannick NEUDER

Député de la 7ème circonscription de l’Isère

 

Bonjour Monsieur,

Médecin, ancien ministre de la santé, et élu d’un territoire agricole, vous connaissez particulièrement bien j’en suis sûr les situations écologique climatique et sanitaire ; mais c’est sur la situation démocratique que je voudrais vous interpeller.

Vous n’avez pas déclaré publiquement ces urgences – bien que vous m’ayez dit dans votre bureau qu’elle était de 10/10 –  pas plus que le 1er ministre du gouvernement auquel vous avez participé, ou du Président la République ; pourtant c’est bien avec l’argument de l’urgence, du bon sens, du pragmatisme, que vous proposez et allez proposer à l’instar d’autres élu(e)s des solutions technologiques que vous jugez évidentes au point de ne pas les discuter publiquement, sans que jamais le bilan écologique et sanitaire de cette stratégie n’ait été fait.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que peu de Conseils Municipaux de nos Territoires ont élaboré leur Plan Communal de Sauvegarde, avec l’implication prévue par la loi de la population.

Ma proposition pour répondre à ce déficit démocratique : créer, par la loi, des Commissions Environnement Communales ouvertes à tous les habitantes et habitants de plus de 16 ans ; ceci afin que la population puisse élaborer démocratiquement, en communauté souveraine, les solutions adaptatives et préventives locales et territoriales, bien au-delà de la question du décor environnemental. Ceci devrait nous permettre de dépasser le lobbyisme et le clientélisme qui font la tragédie de notre démocratie délégative, car ça oblige la population à se diviser en lobbies citoyens, alors qu’elle devrait être organisée en communauté souveraine.

Je serai ravi de participer avec les volontaires de notre circonscription, que vous pourriez rassembler, à l’élaboration d’une trame pour une proposition de loi que vous pourriez porter à l’Assemblée Nationale avec d’autres députés sincèrement démocrates.

Très cordialement

Jacques VARIENGIEN

Fascisme et anti-fascisme

Puisque ça va envahir… les débats politiciens

Il faut se positionner honnêtement et clairement. Surtout si on est élu(e) de la République.

L’anti-fascisme, c’est le socle commun qui sert/servait (?) de base à la République au sortir de la dernière guerre. Plus jamais ça avait-on convenu. Si vous êtes laïque, ce qui est la charge d’élu(e), vous êtes tenu(e) par la Constitution à l’anti-fascisme, à l’anti-racisme. Ceci dit.

Être de droite ou d’extrême-droite ne fait pas de vous une ou un fasciste. Être xénophobe (ne pas aimer ce qui est étranger, quand il veut rester chez nous, pas en vacances ou lors d’un festival) est un droit individuel fondamental (La liberté de conscience sans la liberté de s’exprimer est vide de sens) ; ce qui est interdit c’est un acte discriminatoire ou un appel public à la discrimination. C’est évidemment contraire à la laïcité, au triptyque Liberté Egalité (devant la loi) Fraternité.

Dénoncer un Etat colonial (dans ses actes et par sa constitution) ne fait pas de vous un antisémite puisque c’est un fait au regard de la loi internationale ; dénoncer et lutter contre les fascistes et néo-nazis – certains se déclarent comme tels – ne fait pas de vous un néo-fasciste ni un islamophile pro-Hamas.

Un fait qu’il faut nommer : la théocratie (la référence à un dieu, une loi religieuse, comme base de la loi publique) est un fascisme ; quelle que soit la religion. La laïcité (a-convictionnelle) est un anti-cléricalisme, une anti-théocratie, un anti-obscurantisme, un anti-féodalisme, un anti-sexisme, un anti-racisme. Toute croyance individuelle ou collective (représentation non fondée sur le droit la science ou sur le plus probable) qui voudrait s’imposer comme référence, est une oppression.

Autre problème qu’il ne faut pas éviter d’évoquer : l’identité et le sentiment d’insécurité identitaire. L’identité relève de l’intime, de l’incontestable, de l’inprenable (c’est un droit fondamental de l’individu) ; la citoyenneté est un devoir (celui du citoyen que nous sommes aussi), celui de respecter et faire vivre les principes laïques de la société. C’est la condition pour faire société. Nota : principes et valeurs sont des choses différentes ; les principes ont la prévalence sur les valeurs.

Seule la légitime-défense est excusable dans notre droit, ou pour défendre quelqu’un qui est agressé. On ne peut pas être laïque, anti-fasciste donc, et agresser quelqu’un à titre préventif, même au nom de la Liberté ! Par ailleurs, personne n’a le droit de faire la justice.

Un autre point sur la violence : je ne suis responsable que des mes propres fautes et manquements, ou réussites, pas de ceux de mon frère ou de mes coreligionnaires. Faire des généralisations, publiquement, est une faute intellectuelle et morale, et déplorable voire condamnable si on est élu(e), en charge de la cohésion sociale donc.

Mais la lutte pour le pouvoir politique (avoir le gouvernail tout en étant minoritaire sur les inscrits, youpi !) pousse à toutes les bassesses. Nous assistons à un retournement : le remède anti-fasciste serait pire que le mal fasciste, qui n’existerait d’ailleurs pas. L’anti-fascisme (amalgame entre fait dit divers tragique et l’anti-fascisme laïque) serait du fascisme ! De quoi ce retournement est-il le nom ? Il y a plusieurs hypothèses qui ne s’opposent pas forcément.

1 Pour gagner des élections, les premières stratégies sont la caricature de la pensée de l’autre que l’on peut attaquer ensuite à bon compte; et l’attaque ad hominem, c’est-à-dire l’attaque sur la personne ; une fois disqualifiée, tous ses propos et propositions le seront. C’est la sonnette de Pavlov. Stratégie très étudiée par la psychologie comportementale, et utilisée par tous les partis en fait.

2 Faire honte à qui serait tenté de voter pour un parti. C’était la stratégie avec le RN, ça l’est en ce moment avec LFI. Seule l’élection de gens raisonnables et de gouvernement (qui ne sont pour rien dans la situation actuelle) est un vote censé ; qu’ils peuvent défendre en toute mauvaise foi. C’est l’utilisation du conformisme en politique, très étudié également en psychologie comportementale.

3 On peut y voir la volonté (par des lobbies clairement identifiées) de mener une guerre de civilisation sous prétexte de guerre de religion : les chrétiens (minoritaires en France) vs les musulmans (très minoritaires). Monter des murs ça fait gagner des élections, mais ça ne règle pas les problèmes. Je rappelle que les athées et les agnostiques sont majoritaires en France, et la majorité des croyants des gens qui veulent vivre et laisser vivre en paix.

Nota : la critique de la religion est la mère de toutes les critiques (K.Marx). Vous me direz quel parti ou quelle association féministe a posé cette critique-mère.

4 Créer un ennemi de l’intérieur est vieux comme la politique politicienne elle-même ; les anti-fascistes seraient islamophiles donc des ennemis de la France. Curieux que des gens qui disent vouloir quitter la France s’ils doivent payer des impôts, qui spéculent contre le bien commun, montrent du doigt leurs ennemis… de la France. 

L’émergence d’un ennemi doit toujours nous faire poser la question du leurre : que suis-je censé ne pas voir, ne pas évoquer, ne pas traiter ? La réponse est facile : c’est gros comme un éléphant blanc au milieu de la pièce, ou comme la branche que nous scions alors que nous sommes assis dessus avec nos enfants et petits-enfants. 

La période électorale qui vient va être rude pour la cohésion sociale : les anti-fascistes (seulement celles et ceux qui sont aussi anti-capitalistes, menacent la propriété privée sans limite et la propriété foncière, car au final c’est ça l’éléphant blanc), les woke et les musulmans vont occuper le siège des accusés dans les médias mainstream qui appartiennent pour 80 % à des milliardaires : milliardaires qui mènent sous couvert de guerre de civilisation et en notre nom (!), une guerre idéologique de logiques économiques.

La seule façon de mon point de vue d’éviter le pire est de s’arc-bouter sur les principes laïques révolutionnaires de la République : Liberté Egalité Fraternité. 

Si tu veux la paix, prépare la paix. 

Dit autrement : parlons-nous de nos problèmes communs.

Le meilleur des systèmes vous dis-je !

Vraiment ? La comedia dell’arte que nous avons sous les yeux révèle simplement les travers de la règle du jeu qui pousse les acteurs à se transformer en guerriers ou en camelots : c’est la  guéguerre – électorale – civile. On peut perdre une bataille certes, mais on n’a jamais tort car ce sont les consommateurs qui ne comprennent rien à rien ; on a simplement manqué de… pédagogie.

Moi ou le chaos !

Certains disent : c’est Staline ou Hitler ! D’autres : le chaos ou moi avec les gens raisonnables ou éclairés. Cette caricature est le B.A.BA en politique politicienne. On appelle ça l’offre politique.

Nota : quand à mon tour j’ânonne l’urgence,  6 limites sur 9 sont dépassées, ce n’est pas pour être élu, c’est parce que je sais lire.

Bataille de petits chevaux de Troie.

Quand on choisit un camp, qu’on suit une bannière, on est prié de passer sur les détails. Personne ne peut être d’accord avec la totalité d’un programme établi par quelques personnes. Ce système pyramidal  – dans la logique militaire des partis – oblige à faire un choix sur au moins une identité, comme si elle était familiale. La famille c’est un principe mafieux qui vous oblige à accepter par votre vote ce qui ne vous plairait pas si vous aviez la possibilité de détailler. C’est ce qui fait que les électeurs sont toujours déçus par les politiques pour lesquelles ils pensent avoir votés, alors qu’ils ont élu des personnes.

Les dés sont pipés

Avec des médias qui appartiennent à plus de 80% à des milliardaires ; avec des journalistes, y compris dans le secteur public, choisis pour leurs options économiques et non pas journalistiques ou humanistes, les débats crispent plus qu’ils n’éclairent les aveugles que nous sommes/serions.

« Oui mais on n’a pas le choix » (entendu à droite et à gauche)

Dit à toutes les élections. Avec la logique de ce système, une minorité sur les inscrits se fait appeler majorité ; jusqu’au jour où le résultat des urnes nous est insupportable, mais on l’aura légitimé par sa propre participation. C’est un système qui fonctionne sur le chantage au moins pire.

Avec cette logique de guerre civile, mes voisins sont transformés en ennemis. Laïque, je n’ai pas d’ennemis parmi mes concitoyens ; hélas ce système m’empêche d’avoir des interlocuteurs alors que c’est la base théorique de la démocratie laïque ! On s’en parle où et quand ?

L’oubli significatif

La démocratie, la règle du jeu, l’organisation du pouvoir, est la grande oubliée de ces élections. Encore une fois. Il n’est question nulle part de Constituante, de referendum, de démocratie locale, de droit de contrôle de l’action des élus… logique puisque ce système est le meilleur en terme d’efficacité. Je dois donc circuler et me taire, après avoir déléguer ma parole. 

Et bien non !

La guerre – électorale – civile

Etrange tout de même qu’une supposée démocratie – représentative donc meilleur système à l’exception de tous les autres – provoque des affrontements verbaux qui relèvent de la guerre civile !

Lors même qu’elle devrait permettre et contenir la violence en la conflictualisant via un débat public, c’est-à-dire des échanges d’arguments et non pas des éléments de langage. Mais curieusement, ou pas, tout le monde se précipite sur la scène théâtrale politique pour se mettre sur la courge. On peut comprendre l’angoisse : il y a des gens qui travaillent à la guerre civile ; je peux l’affirmer car ils l’ont dit publiquement et ont mis des bombes pour certains.

Tous semblent gagnés par le lieu commun : si tu veux la paix prépare la guerre. Slogan d’une stupidité sans nom.

Comme quoi les représentations psychologiques du problème sont capitales. Une société à prétention laïque comme la nôtre devrait dire : si on veut la paix, préparons la paix. Comment faire ? Impossible de répondre à une question que l’on ne pose pas. Si on le fait, on va vite trouver que la parole, donc le temps l’espace les dispositifs et l’écoute réciproque, est la condition. Mais on prend pour débats démocratiques les joutes oratoires et les querelles d’écoliers qui nous leurrent.

“Un ennemi c’est quelqu’un qui n’a pas encore raconté son histoire”. Qui a prononcé cette phrase lumineuse ? Je ne le retrouve pas, mais je souscris.

La logique du système économique libérale est d’aller vers toujours plus de contrôle des populations qui ne retrouvent pas leurs billes malgré leur consentement. Ce système n’a pas peur des contraintes anti-démocratiques et des théocraties. Il n’a peur que de la Liberté laïque, celle qui limite la liberté individuelle à celle de l’autre, des autres ; il ne tient qu’à une chose : la liberté d’entreprendre, donc celle d’offrir toujours plus d’opportunités au plus fort au détriment du plus faible, donc celle d’enfler. On appelle ça la pléonexie ; concept que je vous invite à explorer (Dany-Robert Dufour). On en parle où de cette conception qui nous divise ?

Pour ma part, je n’ai pas d’ennemi parmi mes concitoyens ; je peux être le leur cependant, hélas. Je me refuse de monter sur un ring, de participer à un jeu dont les règles sont pipées. Comment supporter qu’une minorité électorale – 20 % dans le meilleur des cas sur les inscrits – se fasse appeler majorité et impose ses choix à tous les autres, tout en se drapant de la légitimité d’un choix démocratique ? Quelle drôle de méthode qui se targue d’être la seule efficace. Je peux comprendre, intellectuellement, que tous les activistes s’entendent sur cet espoir de capter le pouvoir en étant minoritaires, mais je ne peux pas l’admettre. Pour ma part, je me refuse à encourager la croyance en une méthode qui génère de la violence ; je suis un laïque, donc un pacifiste.

Pépites et grains de sable

Suite aux violences urbaines en lien chronologique avec la mort par balle du jeune Nahel, on entend de drôles de choses sur les plateaux tv.

Des associations de banlieues, qui se placent du côté de la population “populaire”, disent en toute innocence  que le système social serait injuste car il y a des “pépites” dans les banlieues. Elles parlent avec le référentiel libéral réformiste (l’égalité des chances) : il faudrait un ascenseur social pour les meilleurs, les fameuses “pépites” sinon c’est injuste. Ah bon ?

Mais quid des grains de sable ? Quid du minerai ? Quid des mauvais poètes, mauvais musiciens, des échoués scolaires, des handicapés, des analphabètes, des moches, des rebelles, des neuneus, des cons… ? Quid des invisibles ? Leur invisibilité serait logique car ils ne peuvent pas servir la machine ? ils ne seraient qu’une charge ? Un grain de sable dans notre chaussure ? Eux, il leur suffirait d’un service public de proximité et d’une grande surface commerciale pour qu’ils s’en tiennent, silencieux, à leur statut d’assistés/privilégiés ?

Dans un état laïque et/donc social, la question n’est pas celle de l’accès à l’élite des bien-nés  (les 1ers de cordée) et aux privilèges associées, justement ; c’est celle de la liberté individuelle donc des conditions de cette liberté : 1 l’autonomie financière pour ne pas être sous emprise, 2 la formation de l’esprit critique pour penser et se dégager de ses aliénations,  ses  assignations, (voire ses désirs de soumission) 3 le droit à la connaissance du réel, c’est un dû, soit l’instruction et une information qualitative.

Où sont les ateliers du formation du citoyen ? Qui sont le contraire des camps de rééducation du petit peuple que l’on nous propose à droite et à gauche.

Ce chemin on ne le prend pas car un tel citoyen est supposé ingérable pour l’élite (pyramide économique politique et religieuse), pour le maintien des privilèges, pour le maintien de l’ordre, qui passe par le silence de la masse. Proposer à ces populations “populaires”, comme troc, de faire émerger les uns contre la tranquillité, c’est compresser les autres comme un ressort qui nous pète au visage régulièrement.

La laïcité est un humanisme, voire une spiritualité, pas un économisme.

In memoriam           feu Les soulèvements de la terre

SUBVERSION. n. f.        Définition de l’académie française

■  Renversement ; il ne s’emploie qu’au figuré. La subversion de l’État. L’esprit de parti amène la subversion de tous les principes.

– Dans une démocratie démocratique, la mise en question du pouvoir – son organisation, la méthode, sa distribution, ses limites – que j’appelle subversion pour ma part car c’est au risque d’un retournement salutaire et non pas d’un délitement comme le suggère la définition, devrait être systématique et institutionnalisée. 

La constitution de 1958 a fermé les possibilités d’un questionnement pacifique via une Assemblée Constituante régulière ; nous sommes contraints par des députés et sénateurs qui devraient être majoritaires au deux-tiers pour modifier la constitution. Il n’y a pas de voie légale pour interroger l’organisation du pouvoir. Tout va bien ?

– Or, sans subversion possible et institutionnalisé, via une Constituante, le pouvoir sur le peuple est un autoritarisme, et l’insurrection populaire la seule issue à la violence des institutions. Les jeunes qui s’organisent sous le label des soulèvements de la terre posent en actes la question des institutions et de la volonté populaire, parce que nous restons mutiques et spectateurs. D’autres essaient en gagnant en justice, sans plus d’effet. Ces jeunes insurgés sont le symptôme, pas le problème.

– Pour ma part, j’ai tenté de créer des dispositifs pacifiques (arbre à palabres, soirées écocitoyennes) pour traiter cette question par les mots, ceci pour offrir une autre voie que celle de l’affrontement électoral ou physique. Vous noterez mon échec : personne ne se joint à moi sur ce registre, peu d’élus ne se sentent tenus de répondre voire d’y réfléchir. Que reste-t-il comme solution à celles et ceux qui témoignent des limites ? Car il y a des limites à tout.

Des représailles peuvent-elles être légitimes ?

Vous connaissez les faits : le jeune Nahel, de 17 ans, tué par arme par un policier.

Comme attendu, des jeunes cassent en bande, et des politiques appellent au calme, car rien ne pourrait justifier… et parlent de la situation des banlieues alors que les jeunes en question ne tiennent aucun discours de cette nature ; et les journalistes interrogent des experts qui analysent la situation, sans que personne ne sache ce que pensent lesdits jeunes.

Il manque des mots pour penser la situation, et leur absence en soi est un symptôme du manque de culture laïque de tout ce petit monde.

Dans une société de droit et laïque, un individu est seul responsable de ses actes, et personne d’autre n’en porte la responsabilité sauf s’il obéissait à un ordre explicite ou implicite, donc si son comportement est induit par un système.

Dans cette même société, les représailles sont interdites (sur les institutions ou les propriétés privées) et c’est ce qui nous a sorti de la vendetta. Organiser des violences ou des pillages sous prétexte de représailles –  situation qu’il faut nommer – est non seulement interdit par la loi et par l’esprit de la loi, mais c’est aussi une attitude mafieuse dangereuse au plus haut point. C’est pour cette raison que les violences sont insupportables. Mais.

Mais, il y a un cas et un seul où les violences ne sont pas des représailles mais une violence légitime. C’était prévu dans la constitution de 1789 puis de 91, mais ce droit/devoir a disparu en cours de route. Pour des raisons que vous pouvez facilement imaginer. C’est le droit et même le devoir d’insurrection quand la population subit un pouvoir tyrannique.Voir aussi les soulèvements de la terre.

Si la violence de la police est systémique, donc l’instrument d’un pouvoir autoritaire voire totalitaire, alors la réaction violente est non seulement légitime mais salutaire et recommandée. On voit donc l’importance du débat autour de ce qui fait système. C’est pour cette raison que certaines parlent aussi de racisme systémique, de discriminations systémiques, de paternalisme systémique etc… Quand ça fait système, la réaction violente est légitimée.

Problème : qui dit quand et comment c’est tyrannique car systémique ? Onfray dit que nous sommes en tyrannie, d’autres dont je fais partie, que nous ne sommes pas en démocratie. Cela nous donne-t-il le droit à l’insurrection, quel que soit notre nombre. Le droit, on ne l’aura jamais car cette possibilité n’est pas inscrite dans la Constitution et ne nous sera pas donné par les élus. Doit-on le prendre, le dépasser – grâce au silence de la majorité – ou doit-on réclamer qu’un dispositif soit créé pour analyser et contrôler le pouvoir en continu ? Il ne suffit pas de le dire, c’est une étape qu’aucune démocratie n’a franchie, mais si on ne s’attèle pas au problème, on ne risque pas de trouver la solution. Mais on voit bien qu’un pouvoir minoritaire a tout intérêt à maintenir le rapport violent tant qu’il en a les moyens, et les moyens de les développer ; mais jusqu’à quel niveau d’injustice ? Car prétendre que notre organisation politique et économique est construite sur la justice et le bien-être de tous est un déni (idéologique) de la réalité.

Pour ma part, je milite pour qu’on traite cette question via une Constituante. Si  on ne milite pas pour ça, alors on ne pourra que se plaindre des insurrections à venir ; la population n’aura jamais d’autres issues que celle-ci. Quitte à se diviser au profit de…

J’insiste. Il y a des marches blanches, des appels au calme ; mais notez-vous que jamais il n’y a organisation de lieux de parole, en continu, au quotidien ? Dans aucun village il n’y a des agoras régulières pour refaire le lien que les écrans et le consumérisme défont. Les gens dont la parole ne vaut rien, “qui ne sont rien” sont contraints au passage par l’acte pour communiquer des blocs de sentiments plus ou moins énigmatiques car ils ne peuvent jamais témoigner de la complexité de leurs vécus. Même chose avec la réforme des retraites, les soulèvements de la terre. On continue comme ça ?

A force de faire taire, on fait braire. Mais qui sont les ânes ?

Des élus qui nient la science ?

Un tweet provocateur, dont je n’ai pas la date exacte, de Mme Balkany, pose à son insu une question intéressante, même si elle n’est plus élue. Elle écrit :

“le dérèglement climatique… bla bla bla… plus de douches, restez sales, interdit de faire du ski nautique… j’en passe et des meilleures… et  pourtant la canicule existait déjà au début des années 1910… et comme elle était belle vue par Chagall “

et de montrer une oeuvre de ce dernier, que je ne connaissais pas je l’avoue.

Si nous avons tous le droit d’avoir des opinions et de les exprimer, y compris que la terre est plate, il y a des missions qui vous interdisent de prendre des références non scientifiques. Par exemple, un pilote de ligne qui refuserait un plan de vol sous prétexte qu’il est faux parce que la terre est plate, est viré sur le champ ; un technicien du nucléaire qui refuserait de réaliser une manoeuvre et préférerait faire une prière de même ; et un élu ? A-t-il le droit de nier la science dans l’exercice de son mandat ? Peut-il émettre de simples doutes, et ne pas agir, parce que Chagall, parce qu’il voit que dans sa rue etc… Je ne sais pas si la loi est explicite sur ce point, mais je pense que le coeur de laïcité et de l’universalisme est là : ce n’est pas mon opinion d’élu qui fait référence (fondée sur une croyance personnelle ou collective) c’est soit la science quand elle s’est prononcée soit le plus probable. En fait, c’est ce qui est attendu de tout citoyen dans les situations de collaboration, hors lieux de cultes donc.

Au-delà de Mme Balkani, il semblerait que nombre d’élus (de tous les sexes) trainent les pieds pour tenir compte de la science dans les domaines écologiques, pour des raisons idéologiques notamment. L’universalisme c’est la capacité de se dégager de ses croyances personnelles ou communautaires, et celle-ci ne peut s’acquérir qu’en s’appuyant sur ce qui est indiscutable, donc la science. Ainsi, être représentant du peuple ne peut pas exister à l’opposé des principes de la République et de la science, et c’est une confusion qu’on ne cherche pas à régler lors d’élections ;  ainsi, on ne devrait pas pouvoir représenter un courant platiste par exemple lors d’élections, ni donc un courant qui nierait les rapports scientifiques du GIEC.

Les tribunaux ont déjà condamnés (sans succès) des pays et des élus pour inaction politique, ils n’ont pu le faire qu’à partir de références scientifiques et non pas d’opinions, et les tribunaux ont évalué scientifiquement les actions que les condamnés ont du présenter pour se défendre.

Nous concernant, dans nos communes, notre territoire, il me semble que les élus devraient s’exprimer sur la question, elles et ils devraient dire s’ils admettent les rapports du GIEC ou s’ils les contestent, le cas échéant à partir de quels éléments scientifiques bien sûr.
Dans le premier cas, ils devraient présenter les actions correctrices à la hauteur de l’enjeu, sinon c’est qu’ils mentent ou se mentent à eux-mêmes, dans le deuxième cas, ne devraient-ils pas démissionner ? Ou ne devraient-ils pas être démissionner ?

Hélas, à ce jour, il n’y a pas de droit d’interpellation ni de contrôle des élus, donc ils ne sont pas tenus de répondre à une question qu’on ne peut pas leur poser, ni tenus d’agir, bien qu’ils soient nos représentants présumés et que tous sont sûrs d’être démocrates et laïques. Nous n’avons comme seul recours à ce jour que de porter l’affaire devant les tribunaux. Ce serait bien si l’on pouvait s’éviter ce ridicule ; dans une République authentiquement laïque, on ne devrait pas arriver à cette extrémité.

J’insiste, une commission Démocratie, ouverte à toute la population, permettrait de tirer les choses au clair et de redéfinir les contraintes de tout mandat.

Ce vendredi 11 mars, au détour d’une info, j’entends Nicolas Sarkozy, dans un grand oral face à des pompiers, moquer les conventions citoyennes, les tirages au sort, et faire l’éloge de l’élite dirigeante : “diriger un pays c’est un métier”.

C’est une illustration parfaite de ce dont nous souffrons dans la conception de la laïcité et la démocratie. Je rappelle que nous serions une République démocratique laïque et sociale.

Je passe sur les résultats de l’élite dirigeante, 5 limites planétaires sur 9 dépassées, migrations climatiques présentes et à venir, risque de perte des équilibres… Ça devrait rendre modestes les élites et les ex, et nous amener à reprendre la question de la méthode démocratique. Je ne sais pas quel peuple véritablement souverain aurait pu faire plus mal. Passons.

Ce qui est intéressant ici, c’est la réduction en creux de la laïcité à la seule liberté de croyances et d’expression de sa croyance ou non croyance, car N. Sarkozy est persuadé d’être un démocrate d’une part et laïque d’autre part. Mais il réduit la population à la seule mission de choisir le meilleur dirigeant, qui est chaque candidat de leur point de vue.

Mais la laïcité, la République des égaux, fait la différence entre le but qui doit être fixé par le peuple – c’est le peuple qui doit choisir la direction, diriger – et les moyens, soit la mise en oeuvre par délégations. Délégation faites à des élus chargés de gouverner,  c’est-à-dire de mener la barque vers le but fixé par le peuple. Nous faisons exactement le contraire : des élites dirigent et gouvernent. La population est condamnée par la constitution de 58 à rester dans les soutes, considérée comme aveugle et incompétente ; ce qui est un déni de démocratie sur lequel on ne peut pas revenir car cette génération a verrouillé cette spoliation.

Cette tension historique entre la verticalité et l’horizontalité du pouvoir est historique.

Notre problème est que la verticalité du pouvoir, la pyramide, est efficace dans nombre de circonstances, par exemple la guerre ou quand le problème ne nécessite pas de créativité ; mais hélas nous la répliquons dans des endroits ou n’est pas légitime, à défaut d’être efficace. Elle est illégitime quand il s’agit de la politique où nous sommes censés être des égaux, et non pas la soldatesque des dirigeants. C’est-à-dire que devons être structurellement responsables de l’avenir de ses enfants.

La laïcité est en théorie un système horizontal que l’on n’arrive pas à organiser en pratique, ce qui n’empêche que les compétences soient utilisées aux bons endroits. Horizontal ne veut pas dire que chaque citoyen doit être un expert en tout, ce serait stupide et c’est une critique stupide de la démocratie non représentative ; horizontal, cela veut dire qu’il est le dirigeant mais qu’il peut confier le gouvernail à des personnes compétentes mais missionnées, aux ordres.

On est loin du compte. Nous sommes un société à vocation laïque, mais nous ne sommes pas une République démocratique laïque et/donc sociale.

Quand un ex chef de l’Etat, “représentant” du peuple, garant des institutions, membre de droit du Conseil Constitutionnel (plus haute juridiction), ne perçoit pas le caractère anti-laïque de sa pensée, quand aucun collaborateur ne lui signale, quand aucun journaliste le l’interroge ni qu’aucun opposant politique ne l’interpelle, cela veut dire qu’il y a un déficit de connaissance, une inculture profonde, ce qui est plus qu’embêtant puisque toutes ces élites sont censées avoir la lumière à tous les étages, contrairement au petit peuple. Le pouvoir vertical, qui génère le conflit pour l’obtenir même quand on est minoritaire, est une plaie dont la laïcité bien comprise pourrait nous guérir. C’est peut-être pour cela que les élites minoritaires ne veulent pas être éclairées, seulement choisies.

Jean Paul Jouary, philosophe, dit tout ça mieux que moi dans une courte vidéo.

 

J’écris cette petite chronique suite à un échange vu sur BFM entre un essayiste dont je n’ai pas noté le nom (vacciné mais qui voulait poser les questions éthiques) et une députée LREM dont je n’ai pas plus noté le nom. Le courage de ce jeune essayiste oblige.

Qu’est-ce que ce thème a à voir avec la laïcité ?
La laïcité c’est placer la rationalité (la science ou le plus probable) comme condition à un débat collectif. Il s’agit d’admettre des faits vs croire. Or si l’on accuse les antivax d’être dans la croyance, jusqu’au complotisme, on néglige que l’argument du bon sens (ça va de soi, ça tombe sous le sens, c’est l’évidence même) utilisé dans la communication de guerre du gouvernement, et reprise en boucle par les médias, est une façon d’interdire le débat contradictoire, ce qui est contraire évidemment à la laïcité, son esprit et sa lettre. La raison laïque n’est pas le scientisme, et nous aurions tout intérêt à reprendre cette question.

Le bon sens ne serait pas un argument recevable ?

Ça dépend du sujet. Si je jette une pierre en l’air, le bon sens c’est de ne pas rester dessous. Si je m’étouffe en émettant du CO2, le simple bon sens est d’arrêter d’en émettre, si je détruis la planète qui me nourrit, le simple bon sens est d’arrêter de la détruire. Mais dans le cas du vaccin, on peut discuter : en quoi un vaccin pour tous – ARN en l’occurence, soit la Rolls des vaccins m’a-t-on dit, contrairement aux vieux vaccins –  est-il une solution du bon sens, qui ne se discute pas donc. Avec le bon sens, on évacue des questions philosophico-politiques, essentielles pourtant pour qui veut assumer la responsabilité de sa vie. Par exemple : 1 Doit-on se prémunir de tout ? 2 En termes sociétaux, quelles portes j’ouvre avec une vaccination ARN ? 3 Existe-t-il une limite à la prévention par la vaccination ? 4 La prévention vaccinale (tous anonymes) doit-elle prendre le pas sur le soin (chaque individu est unique) ?…

On ne peut pas nier l’effet puissant et salutaire sur la santé publique de la vaccination

On peut avancer que dans des maladies où le développement est difficile à contrôler (épidémie, pandémie), le traitement insuffisant ou les conséquences terribles (polio), le vaccin trouvera du sens chez la quasi-totalité de la population. Il restera bien sûr quelques antivax qui considèrent que la nature fait sa sélection et que l’on n’a pas à s’en mêler. Ils doivent pouvoir le dire car ça peut être un choix de société qui appartient au peuple et qui n’est pas médical mais philosophique. Mais à chaque vaccin la question devrait faire l’objet d’un examen populaire et non pas exclusivement médical et économique. On peut décider par exemple qu’il faut soigner plutôt que de prévenir systématiquement. Dans le cas de la COVID, le pouvoir central impose une vision de la société qu’elle n’a pas mise en débat, plus exactement il a empêché le débat d’une manière très musclée. Et c’est la manière plus que la finalité qui fait problème car la finalité peut être partagée par la population. 

Quel est ce débat empêché ?

Le premier débat interdit est celui que le Dr D. Raoult a posé explicitement mais à sa manière, frontalement, révélant ainsi la violence du débat entre deux médecines : la médecine scientifique et les sciences médicales. On pourrait dire que les finalités sont les mêmes – je n’en suis pas sûr cependant – ce qui est sûr c’est que l’objet du soin n’est pas le même. Dans la médecine scientifique on soigne un sujet,  dans la deuxième un cas, un corps, une maladie. Dans la première un placébo a sa place, dans la deuxième il n’en a pas. Dans la première le médecin a la responsabilité du diagnostic et du soin, dans la deuxième la machine, l’algorithme, le remplace. Le conflit s’est mené sur l’existence du médecin en tant que personne, avec sa faillibilité donc avec une charge psychologique importante, ou du médecin en tant qu’intermédiaire entre la machine infaillible et le cas clinique, donc plus reposante. L’Etat a suivi le choix des lobbies pharmaceutiques et industriels, et la presse a emboité le pas avec un parti-pris surprenant : les journalistes sont remplacés de plus en plus par les smartphones et ils s’en plaignent ! Nota, il se passe la même chose en psychologie ou la rencontre intersubjective est dénigrée et remplacée par la médiation, via des outils ; on n’accompagne plus un sujet dans ses choix, on le rééduque ! L’Etat veut placer les psychologues en prestataires de service des médecins et les étudiants sous leur contrôle. La psychanalyse a été déclarée à abattre de toute urgence pour cause de non-scientificité ; il est impossible de faire un groupe de contrôle avec des gens qu’on ferait semblant d’accompagner tout en leur faisant croire qu’on les accompagne, c’est bien la preuve…

Dans les deux cas ces médecines sont scientifiques

Oui, et c’est cette accusation de non-scientificité des résultats de l’IHU de Marseille qui est significative du caractère idéologique de la bataille. Mais le Dr Raoult s’est comporté en médecin classique, comme ça se pratique dans la plupart des pays dans les mêmes circonstances ; c’est l’interdiction de soigner qui est nouvelle pour ne pas dire révolutionnaire. Mon médecin n’avait que du doliprane à proposer. Mais c’est un classique pour tout pouvoir que d’utiliser les moments de crise pour avancer d’une case dans son projet idéologique, et le bon sens est à cet endroit : pas de temps à perdre avec des réflexions philosophiques à la c… Et bien sûr, dans l’urgence d’un danger la concernant, la majorité acquiescera. Il est difficile de résister à la logique du rouleau compresseur.

Les machines ont un diagnostic plus fiable que les médecins, jusqu’à remplacer bientôt les chirurgiens.

Oui, mais il y a une différence de taille. Qui contrôle la machine contrôlera mon corps donc ma vie. Il y a du monde derrière la machine et des intérêts financiers énormes. Le médecin lui est dans la négociation avec son patient, on ne négociera pas avec la machine donc avec ceux qui les programment. Par exemple, faire passer l’hypertension de 16 à 15 a augmenté le nombre de malades donc les revenus de l’industrie pharmaceutique. Qui décide de la norme ? Des algorithmes ou moi avec mon médecin ?

Autre différence de taille, je peux être déclaré malade par une machine, soignée par un traitement décidé par la machine, et déclaré guéri par la machine sans jamais avoir pu définir clairement un ressenti. La subjectivité est chassée par la grande porte, je ne sais pas par quelle lucarne elle va revenir car je n’imagine pas qu’on puisse s’en débarrasser vraiment. 

Dernière différence de taille, ma responsabilité de sujet. On rentre à petit pas, mais sûrement, dans un monde normé par… ? En fait on ne sait pas vraiment si c’est décidé ou que « le progrès » s’impose à nous sans que nous le voulions vraiment. Je penche pour la deuxième hypothèse car c’est toujours le cas avec les hommes : nous construisons des objets qui nous transforment en retour. Et nous avons les pires difficultés à nous arrêter pour en faire l’analyse car il est difficile de renoncer à une innovation. On devrait se rappeler de cette formule : quand on a un marteau dans la tête, on voit tout sous la forme d’un clou ; hélas on a trouvé le marteau et moi j’ai perdu le nom de l’auteur.

Je prendrai le temps une autre fois de parler de Kaïros, le moment opportun, l’opportunité à saisir, pour distinguer ces deux médecines.

Mais concrètement, ce vaccin ARN sauve des vies

C’est l’argument du bon sens qui sert du bulldozer, et nous sert à oublier les vaccins par virus inactivés. Les américains ont prétendu que les bombes atomiques balancées sur Hiroshima et Nagasaki ont sauvé des vies en arrêtant la guerre, personne ne le saura jamais ; l’argument de l’efficacité est discutable quand on ne sait pas le nombre d’autres malades que la stratégie actuelle génère, la situation psychologique par exemple est catastrophique. Je voulais simplement dire qu’il y a un au-delà de cette évidence qu’on ne peut nier. Parenthèse, il faudrait vérifier aussi le nombre de maladies qui sont devenues chroniques, c’est-à-dire que l’on ne guérit plus mais dont on soulage les symptômes. Le débat philosophique me semble-t-il, rendu impossible par l’urgence déclarée est : à quoi sommes-nous prêts à renoncer pour rester vivants ? Si vous dites tout, alors préparez-vous aux vaccins ADN, aux vaccins contre la dépression, contre l’alcoolisme, contre tout, au transhumanisme. Ça tombe bien, c’est la suite logique du progrès pensé comme l’innovation. Or il n’y a de progrès qu’humain, c’est à nous de dire ce qui est un progrès et ce qui n’est qu’une innovation dont on pourrait se passer pour rester humain.

Mais ça ne correspond pas à la logique du business qui a besoin de malades

Le business, l’actionnaire pour être plus précis, a besoin d’un marché rentable. Qu’il y ait des malades ou aucun grâce à la prévention, c’est la même chose pour lui si le bénéfice financier est au rendez-vous dans la prévention. Dit autrement, si vous pensez qu’en cessant d’être malade grâce aux multiples vaccins vous allez faire des économies, vous risquez d’être déçu.

Pour finir, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. J’ai tapé sur mon moteur de recherche, qui n’est pas google : Institut Pasteur, vaccin ADN, et j’ai cliqué sur le site de l’Institut pasteur.fr. Je ne m’attendais pas à ce que j’ai trouvé.

https://www.pasteur.fr/fr/sars-cov-2-covid-19-institut-pasteur/projets-recherche/covid-19-vaccin-adn

PS : la question : voulez-vous être un OGM pour votre santé ? Ne nous sera posé que lorsque l’opinion aura été préparée à répondre conformément à l’idée de celui qui pose la question, donc après une préparation médiatique qui peut durer des années. C’est cela une démocratie d’opinion, et c’est pour cela que la quasi-totalité des médias appartiennent à des groupes privés ; et c’est pour cela que nous ne sommes pas une République laïque, seulement à prétention laïque.