L’insécurité(s) ? Ne parlons pas d’autre chose

voir tableau ci-après

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Encore faudrait-il avoir des lieux de débats, car leur absence contribue grandement à… l’insécurité ! 

Des Assemblées pour s’informer et débattre devraient servir, outre à la résolution des problèmes liés aux insécurités, à créer des liens de groupe et communautaire qui soutiennent et apaisent face à la solitude existentielle. A qui profite cette assignation à ne pas se rassembler en communauté, à se taire ?

Mettre un S à Insécurité devrait nous permettre 

  • de nous rendre attentifs aux conséquences de tous nos actes ;
  • de contextualiser les problèmes, de les nommer ; on ne traite pas un problème que l’on ne nomme pas, on ne règle pas correctement un problème que l’on définit mal (sauf heureux hasard) ;
  • d’améliorer notre perception des problèmes, qui sont par nature complexes. Il n’y a pas de solutions  simples et faciles à mettre en oeuvre à un problème humain ;
  • de distinguer les problèmes qui sont importants (tous) de ceux qui sont vitaux (pas tous) ;
  • de penser ce qui dépend de nous en tant qu’individu, ou en tant que groupe ou collectif, en tant que communauté de destin ;
  • de penser la nature des changements à opérer, individuellement collectivement ou structurellement, si l’on est sincère et cohérent (ce qui est le premier des problèmes politiques peut-être).

P.S : si on mettait les bébés et les enfants au centre de nos préoccupations, au centre de l’organisation sociale – voir Droits de l’enfant  à la place de la satisfaction de l’avidité et la cupidité des coucous qui organisent le monde à leur profit – la face du monde en serait changée.

  Elections municipales.      Soyons clairs

Etre citoyen, ce n’est pas élire des dirigeants puis se taire, ou devoir se taire si on ne se présente pas aux élections ; être citoyen c’est s’exprimer sur des projets, en connaissance suffisante des conséquences, avant d’élire des gouvernants présumés compétents pour les mener à bien sous le contrôle citoyen. On est loin de la citoyenneté donc.

Voici les questions que j’adresse aux éventuelles listes de mon village qui se présenteront aux élections de mars, car la réalité physico-chimique ne peut pas être battue par les urnes.

Sur l’urgence climatique et sanitaire  (la branche sur laquelle on attend la fin du mois)

  • Admettez-vous les rapports du GIEC qui affirment que le réchauffement climatique est, en totalité, lié aux activités humaines ?
  • Si non, quels sont les arguments scientifiques auxquels vous faites référence pour contester cette affirmation ? Dans ce cas, êtes-vous prêts à les présenter à la population pour une évaluation  publique en présence de scientifiques spécialisés ?
  • Si oui, admettez-vous alors que le degré d’urgence climatique est de 10 sur une échelle de 0 à 10, comme le dit le GIEC l’ADEME et d’autres organismes officiels ?
  • Pour être cohérents, êtes-vous prêts à déclarer solennellement l’urgence climatique et sanitaire devant la population, et à la convoquer pour élaborer collectivement et démocratiquement les nouveaux modes de vie adaptés à la situation que nous avons créée ? C’est-à-dire faire que la population puisse voter des solutions locales à la hauteur des enjeux.
  • Admettez-vous, ou non, que nous devons atteindre la neutralité carbone avant 2050, soit passer à une production de 2t CO2/pers/an – y compris les plus riches – ceci dans la mesure où nous développons des puits carbone pour un bilan final de 0 t ?
  • Admettez-vous, comme le montrent les prévisions des spécialistes, que si nous échouons à tenir cet objectif, la conséquence sera l’évolution inexorable vers une terre-serre qui mettra en péril la vie de nombreuses personnes sur la planète, et l’avenir, non pas de l’humanité, mais de nos enfants et petits enfants ?
  • Admettez-vous que nous n’avons quasiment plus de budgets : CO2 pour nos modes de vie actuels, biodiversité à détruire, sols à détruire, eau à polluer, plastiques à fabriquer, … et que ces réalités doivent être nos nouvelles références pour penser la vie de la cité ?

Pour ma part, je n’élirai pas des gens qui refuseraient de nommer la réalité physico-chimique pour ce qu’elle est, ou la négligerait par idéologie, climato-sceptiscisme ou électoralisme.

Chers lectrices et lecteurs, si vous considérez que ces questions sont incontournables, vous pouvez les poser à votre tour aux équipes candidates en nom propre ou en collectifs. Vous noterez que ces questions n’ont aucun caractère idéologique ou partisan.

Mais les équipes candidates peuvent aussi s’exprimer librement et clairement sur le sujet sans nous obliger à nous transformer en lobby citoyen. Un Peuple, si souverain, n’est pas un lobby.

 

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L’évidence d’un processus pouvant conduire à une sixième extinction de masse des espèces vivantes n’est plus à démontrer. Que fait-on de ce constat ? Cette réalité interroge notre responsabilité, individuelle et collective.

Plus personne ne peut désormais ignorer le mariage étroit qui nous unit avec les autres compagnons terrestres. À partir de l’analyse du texte de Rodolfo Dirzo, Gerardo Ceballos et Paul R.Ehrlich Au bord du gouffre : la crise de l’extinction et le futur de l’humanité, le chercheur en écologie politique, Bruno Villalba propose de suivre l’entremêlement des causes historiques de la destruction des mondes vivants et des conséquences présentes et à venir. Plus urgente encore que la crise climatique, cette extinction de masse révèle notre extrême dépendance à toutes ces espaces vivantes, que nous considérons encore comme secondaires, notre projet humain. Notre responsabilité et d’imaginer, maintenant, un monde commun, car, comme le rappelle Dirzo, Ceballos et Ehrlich : « les êtres humains font partie de la biodiversité. » Une parmi d’autres.

Résumé.

L’humanité a déclenché la sixième extinction massive depuis le début de l’ère phanérozoïque. La complexité de cette crise d’extinction est centrée sur l’intersection de deux systèmes adaptatifs complexes : la culture humaine et le fonctionnement de l’écosystème, même si la signification de cette intersection ne s’apprécie pas pleinement. Les êtres humains font partie de la biodiversité et sont des éléments d’un écosystème mondial. La civilisation, et peut-être le sort même de notre espèce, dépend intégralement du bon fonctionnement de notre écosystème, que la société ne cesse de dégrader. La crise semble avoir, à la racine, trois éléments. En premier lieu, relativement peu de personnes dans le monde sont conscients de son existence. En deuxième lieu, la plupart des gens qui le sont, et même bien des scientifiques, présument que le problème concerne principalement la disparition des espèces, alors qu’en réalité c’est la menace existentielle d’extinction de multiples populations. En troisième lieu, bien que les scientifiques concernés sachent que de nombreuses mesures individuelles et collectives doivent être prises pour ralentir les taux d’extinction des populations, certains ne sont pas disposés. À préconiser le seul remède fondamental, nécessaire et bien “simple” : c’est-à-dire, réduire l’échelle de l’entreprise humaine. Nous argumentons qu’il faut réduire de manière compassionnelle la taille de la population humaine, en encourageant la baisse des taux de natalité, tout en réduisant à la fois les inégalités et le gaspillage global, c’est-à-dire en mettant fin à l’obsession de la croissance.

 

ndlr : on peut ne pas être d’accord avec la conclusion politique des auteurs, voir dernière phrase, il n’en demeure pas moins que la question est posée.

Juin 2025. Mme Dézarnaud – députée à cette époque, redevenue aujourd’hui présidente de l’intercommunauté EBER après le retour à la députation de M. Neuder ministre de la santé – a répondu à une interpellation de Rachel Rousselle, paysanne à la ferme du contrevent, au sujet de son vote de la loi Duplomb.

“Bonjour ! 

Je comprends vos inquiétudes, mais permettez-moi d’apporter quelques éléments de clarification.

L’acétamipride n’a jamais été interdit pour des raisons sanitaires : l’ANSES ne lui a jamais retiré son autorisation, et l’EFSA l’a même réapprouvé. Aujourd’hui, il est autorisé dans tous les autres pays de l’Union. 

Ce que la France a fait, c’est s’imposer une surtransposition, en voulant être plus vertueuse que les autres, mais au détriment de nos propres filières. Résultat : une concurrence déloyale, des productions fragilisées, et une perte de souveraineté alimentaire. Ce n’est pas le principe de précaution qui s’applique ici, car les données scientifiques sont claires.

Concrètement, si rien n’est fait, certaines filières risquent de disparaître, comme celle de la noisette, ou même des productions emblématiques comme les fraises ou le kiwi. Et nous finirions par importer ces mêmes produits, traités avec l’acétamipride ailleurs, avec en plus une empreinte carbone plus lourde. C’est un non-sens. 

La mesure votée est très encadrée : elle ne concernera que les situations de blocage, pour une durée limitée à trois ans, avec un avis systématique de l’ANSES et d’un conseil de surveillance. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, mais de trouver des solutions pragmatiques et responsables. 

Ce vote, c’est un choix de confiance dans la science, de cohérence européenne, et surtout de soutien à nos agriculteurs. 

En espérant pouvoir en discuter avec vous

Bien à vous,

Sylvie Dezarnaud”   

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Voici mes commentaires adressés à Mme Dezarnaud

Bonjour Madame

Je viens de lire votre argumentaire sur la loi Duplomb que fait suivre Rachel de la ferme du contrevent.

Sur la loi Duplomb – M. Duplomb ne parle pas que d’un pesticide mais d’une conception technophile et industrielle de l’agriculture – vous vous appuyez sur la science pour prendre une décision politique, alors on doit pouvoir parler sérieusement de notre rapport à la science. Votre rapport personnel notamment et non pas celui de votre parti ; pour ma part je n’ai pas de parti ni de parti-pris a priori dans aucun domaine.
– Vous n’avez pas dit publiquement ce que vous pensez des rapports du GIEC et de l’IPBES et des conclusions politiques que vous en tirez. Pourriez-vous le faire un jour lors d’un débat à organiser où il vous plaira ?
– Vous n’avez pas dit ce que vous pensez des rapports scientifiques de l’ADEME et de leur appel à déclarer l’urgence climatique ; vous n’avez pas dit dans quel scénario de l’ADEME vous situiez votre action.`Pourriez-vous le faire un jour lors d’un débat à organiser où il vous plaira ?

J’ai sollicité les élus via mon web-courrier L’accord du Peuple n° 6 sur une question qui doit nous permettre de nous distinguer valablement les uns des autres, voire nous opposer lucidement :

A qui appartient la planète et ce qu’elle contient ? C’est la question philosophico-politique socle pour dire quelle humanité nous voulons être, et ce que nous ne voulons pas être. Dit autrement, pensez-vous que :

  • 1, nous en sommes les propriétaires. Nous pouvons nous développer sans contrainte, sans autre limite que celle de notre survie, donc décarboner (protéger seulement ce qui nous est indispensable ou agréable ; fonction utilitariste du vivant). C’est la position je pense de votre parti politique, mais est-ce bien la vôtre ?
  • ou 2, nous ne sommes ni les maîtres ni les propriétaires. Nous devons nous limiter dans l’espace et laisser suffisamment de place au reste du vivant pour vivre en harmonie voire en symbiose ; ceci même si nous avons les moyens technologiques – et en toute sécurité – de faire sans lui. Dans ce cas ça doit se voir dans le PLUI. Si c’est la vôtre, alors ça devrait se voir dans vos choix politiques.

Très cordialement

Stephane Foucart, le Monde (la loi Duplomb)”..voté contre vingt-deux sociétés savantes médicales, contre la Ligue contre le cancer, contre les administrateurs et les personnels de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (l’ANSES), contre le troisième syndicat agricole de France, contre la Fondation pour la recherche médicale, contre vingt mutuelles, groupes mutualistes ainsi que la Fédération des mutuelles de France, représentant plusieurs millions d’assurés, contre le Conseil scientifique du CNRS, contre la Fédération des régies d’eau potable, contre des centaines de médecins et de chercheurs qui ont signé intuitu personae des tribunes et des lettres ouvertes.”